les grands moments des festivals

A l’écoute de l’enseignement du Saint-Père

L’adoration eucharistique

Elle est au centre du festival, par une procession nocturne et une adoration de nuit. Tout doit être centré sur Lui.

« Avant toute activité, avant toute transformation du monde, il doit y avoir l’adoration. Elle seule nous rend tout à fait libres ; elle seule nous donne les critères de notre agir » (JMJ-Cologne)

La messe du dimanche

Messe solennelle, où l’on goûte à la douceur et la beauté de la liturgie, sous la présidence de l’evêque.

« Chers amis ! quelquefois, dans un premier temps, il peut s’avérer plutôt mal commode de devoir prévoir aussi la messe dans le programme du dimanche. Mais si vous en prenez l’engagement, vous constaterez aussi que c’est précisément ce qui donne le juste centre au temps libre. Ne vous laissez pas dissuader de participer à l’eucharistie dominicale et aidez aussi les autres à la découvrir. Parce que la joie dont nous avons besoin se dégage d’elle, nous devons assurément apprendre à en comprendre toujours plus la profondeur, nous devons apprendre à l’aimer. Engageons-nous en ce sens - cela en vaut la peine ! Découvrons la profonde richesse de la liturgie de l’Église et sa vraie grandeur : nous ne faisons pas la fête pour nous, mais c’est au contraire le Dieu vivant lui-même qui prépare une fête pour nous. » (JMJ - Cologne)

La lectio divina

Chaque festival donne l’occasion d’apprendre à mieux méditer l’Ecriture Sainte, à en avoir une lecture vivante et communautaire.

« Chers jeunes, je vous exhorte à devenir des familiers de la Bible, à la garder à portée de la main, pour qu'elle soit pour vous comme une boussole qui indique la route à suivre. En la lisant, vous apprendrez à connaître le Christ. » (Message pour la XXIème journée mondiale de la jeunesse)

La confession

Il ne manque jamais de prêtres pour se confesser…

Jésus dit au lépreux:  "Sois purifié!". Selon l'antique loi hébraïque (cf. Lv 13-14), la lèpre était considérée non seulement comme une maladie, mais comme la plus grave forme d'"impureté" rituelle. La lèpre constituait donc une sorte de mort religieuse et civile, et sa guérison une sorte de résurrection. Dans la lèpre, il est possible d'entrevoir un symbole du péché, qui est la véritable impureté du cœur, capable de nous éloigner de Dieu. Ce n'est pas en effet la maladie physique de la lèpre, comme le prévoyaient les règles anciennes, qui nous séparent de Lui, mais la faute, le mal spirituel et moral.
Les péchés que nous commettons nous éloignent de Dieu, et, s'ils ne sont pas confessés humblement avec confiance dans la miséricorde divine, ils en arrivent à produire la mort de l'âme. Ce miracle revêt alors une profonde valeur symbolique. Jésus, comme l'avait prophétisé Isaïe, est le Serviteur du Seigneur:  "Or ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé" (Is 53, 4). Dans sa passion, il deviendra comme un lépreux, rendu impur par nos péchés, séparé de Dieu:  il fera tout cela par amour, dans le but d'obtenir pour nous la réconciliation, le pardon et le salut. Dans le sacrement de la pénitence, le Christ crucifié et ressuscité, à travers ses ministres, nous purifie avec sa miséricorde infinie, il nous restitue à la communion avec le Père céleste et avec nos frères, il nous fait don de son amour, de sa joie et de sa paix. (Angelus du 15 février 2009)

Les témoignages

Le festival est l’occasion d’inviter des témoins qui disent par leur vie leur amour du Christ et de l’Eglise.

Vous venez de divers pays, et les situations culturelles, politiques et également religieuses dans lesquelles vous vivez, vous travaillez et avancez dans l'âge sont différentes. Dans toutes ces situations, soyez des chercheurs de la Vérité, de la révélation humaine de Dieu dans la vie. Il s'agit, nous le savons, d'une longue route, dont le présent est tourmenté, mais dont l'issue est certaine. Annoncez la beauté de Dieu et de sa création. A l'exemple du Christ,  soyez  obéissants  à  l'amour, soyez des hommes et des femmes doux et miséricordieux, capables de parcourir les routes du monde en ne faisant que le bien. Que vos vies placent les Béatitudes en leur centre, contredisant la logique humaine, pour exprimer une confiance inconditionnée en Dieu qui désire le bonheur de l'homme.
L'Eglise a également besoin de vous pour que sa mission soit complète. Soyez des semences de sainteté, jetées à pleines mains dans les sillons de l'histoire. Enracinés dans l'action gratuite et efficace avec laquelle l'Esprit du Seigneur guide les événements humains, puissiez-vous donner des fruits de foi authentique, en écrivant avec votre vie et avec votre témoignage des paraboles d'espérance, en les écrivant avec les œuvres suggérées par l'imagination de la charité. (Discours de Benoit XVI aux instituts séculiers, le 3 février 2007)

Les enseignements

comment aimer Dieu sans le connaître ? Comment le connaître si personne ne nous en parle ?.

"Stimulez les élèves à ne pas poser seulement des questions sur ceci ou cela, mais à se demander « d'où cela vient » et « vers où cela va » dans notre vie. Là où nous n'apportons aux hommes que des connaissances, des savoir-faire, des capacités techniques et des instruments, nous apportons trop peu" (Sermon au vêpres à Munich le 10 septembre 2006)

« En aidant les hommes à aller au-delà de leurs opinions et de leurs sensations subjectives, la vérité leur permet de dépasser les déterminismes culturels et historiques et de se rencontrer dans la reconnaissance de la substance et de la valeur des choses. La vérité ouvre et unit les intelligences dans le lógos de l’amour: l’annonce et le témoignage chrétien de l’amour résident en cela.
Dans le contexte socioculturel actuel, où la tendance à relativiser le vrai est courante, vivre la charité dans la vérité conduit à comprendre que l’adhésion aux valeurs du Christianisme est un élément non seulement utile, mais indispensable pour l’édification d’une société bonne et d’un véritable développement humain intégral. Un Christianisme de charité sans vérité peut facilement être confondu avec un réservoir de bons sentiments, utiles pour la coexistence sociale, mais n’ayant qu’une incidence marginale. Dans ce cas, Dieu n’aurait plus une place propre et authentique dans le monde. Sans la vérité, la charité est reléguée dans un espace restreint et relationnellement appauvri. Dans le dialogue entre les connaissances et leur mise en œuvre, elle est exclue des projets et des processus de construction d’un développement humain d’envergure universelle. »(Caritas in Veritate n°4)

Le théatre

Des professionnels ou des jeunes de nos aumôneries nous offrent par leur talent une touche d’art et de beauté, chère au festival…

Chers artistes, (...), je voudrais adresser moi aussi, comme le fit déjà mon prédécesseur, un appel cordial, amical et passionné. Vous êtes les gardiens de la beauté ; vous avez, grâce à votre talent, la possibilité de parler au cœur de l'humanité, de toucher la sensibilité individuelle et collective, de susciter des rêves et des espérances, d'élargir les horizons de la connaissance et de l'engagement humain. Soyez donc reconnaissants des dons reçus et pleinement conscients de la grande responsabilité de communiquer la beauté, de faire communiquer dans la beauté et à travers la beauté ! Soyez vous aussi, à travers votre art, des annonciateurs et des témoins d'espérance pour l'humanité ! Et n'ayez pas peur de vous confronter avec la source première et ultime de la beauté, de dialoguer avec les croyants, avec ceux qui, comme vous, se sentent en pèlerinage dans le monde et dans l'histoire, vers la Beauté infinie ! La foi n'ôte rien à votre génie, à votre art, au contraire elle les exalte et les nourrit, elle les encourage à franchir le seuil et à contempler avec des yeux fascinés et émus le but ultime et définitif, le soleil sans crépuscule qui illumine et embellit le présent. (Discours de Benoit XVI aux artistes, le 21 novembre 2009)

Le chant liturgique

Les jeunes aiment chanter. Il n’est pas interdit de chanter à l’Eglise sur de la beauté…

Il me tient à cœur, (...), de rappeler ce que décida le Concile Vatican II en matière de musique sacrée:  en s'inscrivant dans la ligne d'une tradition séculaire, le Concile affirme que celle-ci "a créé un trésor d'une valeur inestimable qui l'emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle" (Sacrosanctum Concilium, n. 112). Combien la tradition biblique et patristique est riche pour souligner l'efficacité du chant et de la musique sacrée pour toucher les cœurs et les élever jusqu'à pénétrer, pour ainsi dire, dans l'intimité même de la vie de Dieu! Bien conscient de cela, Jean-Paul II observe que, aujourd'hui comme toujours, trois caractéristiques distinguent la musique sacrée liturgique:  la "sainteté", l'"art vrai", l'"universalité", c'est-à-dire la possibilité d'être proposés à n'importe quel peuple et n'importe quelle assemblée. (Discours à l'Institut Pontifical de Musique Sacrée, le 13 octobre 2007)

« La musique et le chant sont plus qu’un embellissement – même superflu – du culte ; en effet, ils font partie de la mise en œuvre de la liturgie, et même ils sont eux-mêmes liturgie. Une musique sacrée solennelle avec chœur, orgue, orchestre et chant du peuple, n’est donc pas un ajout, qui encadre la liturgie ou la rend agréable, mais une façon importante de participer activement à l’événement cultuel ». (Allocution de Benoît XVI à la Vieille Chapelle de Ratisbonne, 14 septembre 2006)

Les concerts


Les groupes chrétiens sont nombreux à être passés à Pontlevoy.
U2 un jour peut-être…

« la beauté de la musique, langage spirituel et donc universel, véhicule plus que jamais adapté à la compréhension et à l'union entre les personnes et les peuples. (...)La musique fait partie de toutes les cultures et, pourrait-on dire, accompagne toute expérience humaine, de la douleur au plaisir, de la haine à l'amour, de la tristesse à la joie, de la mort à la vie.(...)Nous voyons comment, au cours des siècles et des millénaires, la musique a toujours été utilisée pour donner forme à ce qu'on ne réussit pas à faire avec des mots, parce que sinon, cela suscite des émotions difficiles à communiquer.(...)Ce n'est donc pas un hasard si toutes les civilisations ont donné de l'importance et de la valeur à la musique dans ses différentes formes et expressions.(...)la musique, la grande musique, détend l'esprit, suscite des sentiments profonds et invite presque naturellement à élever l'esprit et le cœur vers Dieu dans toutes les situations de l'existence humaine, qu'elles soient joyeuses ou tristes, la musique peut devenir prière ». ( Discours de Benoit XVI à l'issue d'un concert , le 17 octobre 2009)

L’amitié chrétienne


La fraternité des communautés et consacrés présents et celles des jeunes entre eux doivent faire gouter à la joie d’appartenir à l’Eglise…

« Dans nos amitiés et à travers elles, nous grandissons et nous nous développons en tant qu’êtres humains. C’est précisément pour cela que la véritable amitié a été considérée depuis toujours comme l’une des plus grandes richesses dont puisse jouir l'être humain. C’est pourquoi il faut être attentif à ne pas banaliser le concept et l'expérience de l'amitié. Il serait regrettable que notre désir de consolider et développer des amitiés on-line se réalise au détriment de notre disponibilité envers la famille, envers les voisins et envers ceux que nous rencontrons dans notre existence quotidienne, sur notre lieu de travail, à l’école, pendant nos loisirs. En effet, lorsque le désir de connexion virtuelle devient obsessif, la conséquence en est que la personne s’isole, interrompant ainsi l’interaction sociale réelle. Cela finit par perturber aussi les modèles de repos, de silence et de réflexion nécessaires à un développement humain sain. L'amitié est un bien humain important, mais il serait privé de valeur, s’il était considéré comme une fin en soi. Les amis doivent se soutenir et s'encourager les uns les autres en développant leurs dons et leurs talents et en les mettant au service de la communauté humaine.(...)
Je voudrais conclure ce message en m’adressant, en particulier, aux jeunes catholiques, pour les exhorter à apporter dans le monde digital le témoignage de leur foi. Très chers jeunes, engagez-vous à introduire dans la culture de ce nouvel espace communicatif et informatif les valeurs sur lesquelles s’appuie votre vie ! Au début de l'Église, les Apôtres et leurs disciples ont répandu la Bonne Nouvelle de Jésus dans le monde gréco-romain : comme alors, pour être fructueuse, l’Évangélisation requérait la compréhension attentive de la culture et des coutumes des peuples païens afin d'en toucher les esprits et les cœurs, de même, à présent, l'annonce du Christ dans le monde des nouvelles technologies suppose une connaissance approfondie pour une utilisation cohérente et adéquate. C’est à vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, qu’incombe, en particulier, la tâche de l’Évangélisation de ce « continent digital ». Sachez assumer avec enthousiasme la charge d'annoncer l'Évangile à vos contemporains ! Vous connaissez leurs peurs et leurs espoirs, leurs enthousiasmes et leurs déceptions : le don le plus précieux que vous pouvez leur faire est celui de partager avec eux la « Bonne Nouvelle » d'un Dieu qui s’est fait homme, a souffert, est mort et est ressuscité pour sauver l'humanité. Le cœur humain aspire à un monde où règne l'amour, où les dons sont partagés, où se construit l'unité, où la liberté trouve son sens dans la vérité et où l'identité de chacun se réalise dans une communion respectueuse. À ces attentes, la foi peut apporter la réponse : soyez-en les hérauts ! Le Pape vous est proche par sa prière et avec sa bénédiction. » ( Message de Benoit XVI pour la 43e Journée mondiale des communications sociales)

La détente

Certains l’attendent, même pendant les enseignements. Elle n’en est que mieux goutée…

« Le contexte économique invite paradoxalement à rechercher le vrai trésor de l'existence et à être attentif aux équilibres qui permettent une vie sociale harmonieuse. Parmi tous les éléments qui y contribuent, figure à n'en pas douter le respect du dimanche. Au-delà de sa signification religieuse, la singularité de ce jour rappelle à chaque citoyen sa haute dignité et que son labeur n'est pas servile. Ce jour est offert à tous pour que l'homme ne soit pas réduit à n'être qu'une force de travail ou un consommateur mais qu'il puisse se reposer et consacrer du temps aux réalités les plus hautes de la vie humaine : la vie familiale, la rencontre gratuite avec les autres, les activités de l'esprit et le culte rendu à Dieu. Il est important de ne pas perdre, dans une vaine et dangereuse course au profit, ce qui est, non seulement un acquis social, mais surtout le trait d'une sagesse humaniste profonde. » (Discours de Benoit XVI à l'ambassadeur du Luxembourg, le 18 décembre 2008)

« Le dimanche est un bien pour l'homme. Ce jour saint est en effet pour les chrétiens un jour de prière qui leur permet de reprendre des énergies spirituelles en soutenant leur vie par l'écoute et la méditation de la Parole de Dieu, et en se nourrissant du Corps du Christ. Le dimanche est également un jour de délassement et de détente mérités pour se retrouver en famille ou entre amis. J'encourage chacun à vivre ce temps de grâce qu'est le repos dominical! »(Angelus du 12 juillet 2009)

L'accueil des familles

A l’issue du festival, nous invitons les familles à nous rejoindre.

« La famille est le lieu privilégié où toute personne apprend à donner et à recevoir de l'amour. C'est pourquoi l'Église manifeste constamment sa sollicitude pastorale envers ce milieu essentiel pour la personne humaine (...) Elle constitue le milieu dans lequel l'homme peut naître dans la dignité, grandir et se développer de manière intégrale » .
« Nous savons bien que la famille fondée sur le mariage ( Alliance d'un homme et d'une femme dans les conditions prévues par la loi ) constitue le milieu naturel pour la naissance et l'éducation des enfants et par conséquent pour assurer l'avenir de l'humanité entière. Nous savons également cependant que celle-ci est marquée par une profonde crise et doit aujourd'hui faire face à de multiples défis. Il convient par conséquent de la défendre, de l'aider, de la protéger et de la valoriser dans son caractère unique et irremplaçable. »
« À l'origine de tout homme et, en même temps, de toute paternité et de toute maternité humaines, Dieu créateur est présent. C'est pourquoi les époux doivent accueillir l'enfant qui naît d'eux comme un fils non seulement d'eux, mais aussi de Dieu, qui l'aime pour lui-même et qui l'appelle à la filiation divine.»Benoît XVI