Serviteurs

L'esprit des serviteurs du festival imite l'esprit des volontaires des JMJ. Sans les milliers de volontaires, il n'y aurait pas de JMJ. Sans nos grappes de serviteurs, il n'y aurait pas de festival!

 

J’ai découvert le festival de Pontlevoy lors de sa première édition, en 2004. Les organisateurs m’avaient proposé d’être serviteur, et j’ai découvert une équipe très dévouée, rapidement soudée par pas mal d’humour, « inventant » le festival en temps réel (en suivant les multiples idées des organisateurs), sans aucune expérience puisque c’était le premier ! La réussite fut au rendez-vous : au dire de tous, le week-end avait été excellent, avec un équilibre entre prière, enseignements et détente (je me souviens notamment du one man show hilarant de Damien Ricour sur Pier Giorgio Frassati), et le témoignage de la bonne entente des différentes communautés religieuses présentes…

J’ai suivi de loin le Festival les années suivantes, ayant décidé de chercher un sens à ma vie en entrant au séminaire. C’est en 2007, alors que j’étais en stage à l’internat de Pontlevoy, que j’ai de nouveau pu faire partie de l’équipe des serviteurs. Cette année-là, nous accueillions les reliques de Sainte Thèrèse de l’Enfant-Jésus. Avec cette note plus spirituelle, j’ai retrouvé la même bonne ambiance, la même simplicité et le même dévouement de tous au service des jeunes qui participaient au week-end, et qui en ressortaient bien souvent en ayant fait une véritable expérience spirituelle. Quelle joie d’être serviteur discret de la rencontre du Christ avec les âmes !

Claude-Noël

 

Pourquoi j'ai choisi de participer au Festival "Un sens à ma vie" en tant que serviteur? C'était pour moi un lieu de ressourcement et de don. J'avais 20 ans quand j'ai servi pour la première fois et ce week-end était pour moi l'occasion de me poser la question en vérité sur le sens de ma vie. Qu'est-ce que le Seigneur voulait faire de moi pour que je devienne une femme adulte heureuse et engagée, une femme chrétienne épanouie. Me mettre au service des jeunes était déjà me rendre disponible, être par ma vie, un exemple pour les autres. Cela suppose une grande exigence: être un exemple par sa vie!

Ce qui m'a marqué? Une grande joie de chacun et un lieu où l'on est heureux de vivre sa foi entre jeunes. Des groupes de musique, des troupes de théâtre, des grands témoins se sont succédés sur les "planches de Pontelvoy"! J'ai été profondément marquée aussi par la grande procession dans le parc suivie de la nuit d'adoration du Saint Sacrement où nous nous retrouvions tous devant l'Unique. Ce moment représentait le coeur, l'essentiel du week-end. De nombreux prêtres étaient là pour nous confesser.

En résumé: ces week-ends ont été des tremplins dans ma vie personnelle et ma vie de prière, me donnant envie d'aller plus loin, d'avancer au large, de me donner davantage au service des plus jeunes dans une grande fraternité. Se donner aux autres, à Dieu rend profondément heureux!

En un mot: Jésus dit dans chacun de nos coeurs : "Je ferai de vous des pécheurs d'hommes", "Venez et voyez"!

Marion

 

« Qu’est-ce qui pousse un bénévole à consacrer sa vie aux autres ? C’est avant tout cet élan naturel du cœur qui incite tout être humain à aider son semblable. Il s’agit presque d’une loi de l’existence. Le bénévole ressent une joie qui va bien au-delà de l’action accomplie lorsqu’il parvient à donner gratuitement quelque chose de lui-même aux autres.

C’est précisément pour cela que le bénévolat constitue un facteur particulier d’humanisation : grâce aux formes variées de solidarité et de service qu’il promeut et qu’il met en œuvre, il rend la société plus attentive à la dignité de l’homme et à ses multiples attentes. Par l’activité qu’il déploie, le bénévolat permet de faire l’expérience que c’est seulement en aimant et en se donnant aux autres que la créature humaine s’épanouit pleinement.

Le Christ, Fils de Dieu fait homme, nous communique la raison profonde de cette expérience humaine universelle. En manifestant le visage de Dieu qui est amour (cf. 1 Jn 4, 8), il révèle à l’homme que l’amour est la loi suprême de tout être. Au cours de sa vie terrestre, Jésus a rendu visible la tendresse divine, se dépouillant «lui-même en prenant la condition de serviteur. Il est devenu semblable aux hommes» (Ph 2, 7) et «il s’est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire» (Ep 5, 2). En partageant jusqu’à la mort notre histoire terrestre, il nous a enseigné à «cheminer dans la charité». (Message de JP II à l'occasion de l'Année Internationale du Volontariat, le 5 décembre 2001)

 

« La dernière rencontre de mon voyage a été celle avec le monde du volontariat. J'ai ainsi voulu manifester mon appréciation aux nombreuses personnes, d'âges divers, qui s'engagent gratuitement au service du prochain, que ce soit dans la communauté ecclésiale ou bien civile. Le volontariat n'est pas seulement une "action":  il est tout d'abord une façon d'être, qui part du cœur, d'une attitude de gratitude envers la vie, et qui pousse à "restituer" et à partager avec son prochain les dons reçus. Dans cette perspective, j'ai voulu encourager à nouveau la culture du volontariat. L'action des volontaires ne doit pas être vue comme une intervention "bouche-trous" à l'égard de l'Etat et des institutions publiques, mais plutôt comme une présence complémentaire et toujours nécessaire pour garder une attention vigilante à l'égard des derniers et promouvoir un style personnalisé dans les interventions. Il n'y a donc personne qui ne puisse être volontaire:  même la personne la plus indigente et démunie a assurément quelque chose à partager avec les autres, en offrant sa contribution pour édifier la civilisation de l'amour. »

(Audiance générale de Benoit XVI, le Mercredi 12 septembre 2007)

 

«La foule aime les miracles : elle les prend comme tels et non pas comme un signe de Dieu, de son amour pour les hommes. Or, il est important de rester attentif aux signes de Dieu. Ainsi, l’alliance que porte les époux plus qu’un simple bijou, représente l’amour entre un homme et une femme, leur engagement éternel devant Dieu.
Pendant les JMJ, en tant que volontaire, il faut être capable de dépasser les apparences, ne pas juger trop vite. Pour découvrir les autres dans le Christ et le Christ dans les autres, il est important d’essayer de s’oublier un peu en demandant la grâce de ne pas faire ce que nous faisons pour nous, mais pour les autres et pour le Christ.
C’est dans le service que nous découvrons la joie d’être le fils chéri de Dieu !» (le Cardinal Aloysius Ambrozic, la messe des volontaires de Toronto)

 

« Vos efforts ont préparé le terrain pour que l'Esprit descende avec force, en créant des liens d'unité et d'amitié entre les jeunes provenant de milieux culturels profondément différents, et en renforçant leur amour pour le Christ et pour son Église » (Benoit XVI aux volontaires des JMJ de Sydney)